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L’Ambassade du Japon en Tunisie informe que le Gouvernement du Japon accorde à la Banque Africaine de Développement un prêt jusqu’à  concurrence de 32,1 milliards de Yen (environ 300 millions Dollars US), dans le cadre de « Second Private Sector Assistance Loan under the Joint Initiative titled Enhanced Private Sector Assistance (EPSA) for Africa».

A cet effet, l’échange de Note Officielle a eu lieu, le jeudi 11 septembre 2008 à Tunis, au Siège social de la Banque Africaine de Développement, en présence de Son Excellence M.Shigeru ENDO, Ambassadeur du Japon en Tunisie et de Son Excellence Dr.Donald KABERUKA, Président de la Banque Africaine de Développement.

Sommaire du Prêt

En fournissant à la Banque Africaine de Développement les fonds nécessaires qui servent à financer le secteur privé (Prêt en deux étapes / Two step loan), ce prêt « Second Private Sector Assistance Loan », octroyé par le Japon, a pour l’objectif de contribuer, par le développement du secteur local, à la croissance économique et à la diminution de la pauvreté, et ce, par l’intermédiaire des entreprises privées.

Condition du Prêt

(1) Taux d’intérêt : 0.55% par an
(2) Délai de remboursement : 40 ans dont 10 ans de grâce
(3) Pays fournisseurs appropriés : Tous les pays et territoires

Histoire

                Ce prêt est accordé dans le cadre de l’assistance pour l’Afrique intitulée « the Joint Initiative titled Enhanced Private Sector Assistance (EPSA) for Africa », lancée par le Japon en partenariat avec la Banque Africaine de Développement, lors du Sommet du G8 à Gleneagles en 2005.

La limite du montant du prêt, qui atteint jusqu’à concurrence de 32,1 milliards de Yen (environ 300 millions Dollars US), est presque le triple par rapport au prêt précédent, qui a été signé en février 2007, dont la limite du montant était de 11,5 milliards de Yen (environ 100 millions Dollars US).

 



La philosophie du Japon en matière d’Aide Publique au Développement

La philosophie du Japon en matière d’Aide Publique au Développement (APD) découle largement de l’expérience qu’il a lui-même accumulée. En effet, après la Deuxième Guerre mondiale, le Japon a bénéficié, de la part de la communauté internationale, de prêts destinés à lui permettre de reconstruire son économie, grâce auxquels il a pu consolider ses infrastructures et son industrie. Or, à cette époque, le Japon disposait déjà de moyens de faire bon usage de l’aide extérieure. La population japonaise possédait un niveau élevé d’instruction, le secteur privé était florissant et le Japon était doté d’un solide système de planification.

Partant de sa conviction que la croissance économique n’est qu’un moyen d’atteindre un développement centré sur l’être humain et que le secteur privé reste le moteur de cette croissance, le Japon s’applique de plus en plus à favoriser le décollage économique des pays en développement en appuyant leurs efforts d’auto-assistance sur la base de l’appropriation.

A cet égard, le gouvernement du Japon a lancé lors du Sommet du G8 à Gleneagles en 2005, une initiative conjointe avec la Banque Africaine de Développement et s’est engagé à fournir un milliard de Dollars US sur 5 ans pour le développement des PME et microentreprises et l’aménagement des bases d’investissements.

Cette initiative repose sur la base de l’appropriation du processus par les gouvernements africains et par l’entremise de travaux conjoints avec l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) et la Japan Bank for International Cooperation (JBIC) qui gère principalement les prêts de l’APD.

 

Le Japon et l’Afrique

Bien que le Japon n’ait que peu de liens historiques avec l’Afrique, laquelle est en outre située géographiquement fort loin de lui, les relations entre le Japon et l’Afrique ne sont pas pour autant classiques ni empreintes d’influences. En effet, le Japon a été le seul pays développé à tenir d’une manière régulière des conférences internationales de grande envergure devenue au fil du temps le principal cadre mondial incitant la communauté internationale et plus particulièrement l’Asie à collaborer en vue d’assurer le développement de l’Afrique.

Alors que l’intérêt international pour l’Afrique a connu un déclin avec la fin de la guerre froide, le Japon, partant de sa conviction que le développement des talents et la coopération entre les hommes peuvent permettre de surmonter toutes les difficultés, a organisé en 1993 une conférence internationale de grand envergure dans le but d’instaurer une nouvelle initiative pour le développement en Afrique. Ce fut la Tokyo International Conference on African Development, plus connue sous l’acronyme de « TICAD ».

Cette première conférence a enclenché un processus continu d’appui pour l’Afrique et de recherche d’un consensus autour des priorités en matière de développement. Ce processus a été renforcé grâce à la deuxième et à la troisième Conférence de Tokyo qui se sont tenues respectivement en 1998 et 2003.

Depuis lors, le Japon a empoigné le processus de la TICAD comme un défi à long terme et a élargi l’étendue de sa coopération qui inclut aussi désormais le développement du secteur privé. Promouvoir le commerce et l’investissement en Afrique est crucial pour aider les pays africains à réussir leur croissance économique par le biais de leurs propres efforts.

 

La politique du Japon pour la coopération en Afrique : mesures concrètes :

  • Depuis la TICAD III, le Japon apporte son soutien à l’Afrique reposant sur les 3 piliers suivants : « Consolidation de la paix », « Réduction de la pauvreté par la croissance économique » et « Développement au coeur duquel se situent les hommes ».
  • Le gouvernement du Japon a accordé plus de 10 milliards de Dollars US  en faveur de l’Afrique dans le cadre de la coopération bilatérale depuis 1993, notamment dans les domaines des Besoins Humains Fondamentaux, des infrastructures et de l’agriculture.
  • Le Premier Ministre Junichiro Koizumi a déclaré en 2005 que le Japon augmenterait le montant de son Aide Publique au Développement (APD) de 10 milliards de Dollars US en 5 ans à partir de 2005 et doublerait le montant de son APD en faveur de l’Afrique en 3 ans.
  • Le Premier Ministre Junichiro Koizumi a visité le siège de l’Union Africaine en juin 2006 et a déclaré son intention de continuer à soutenir activement les efforts d’appropriation par les pays africains.
  • En mai 2008, le Japon a organisé la Quatrième Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD IV). Le Japon s’est  engagé, dans les 5 ans à venir, à doubler son Aide Publique au Développement (APD) pour l’Afrique et à y accorder des prêts d’un montant de 4 milliards de Dollars US, dans le but de l’aider à accélérer l’aménagement de ses infrastructures.

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